S’il y a un atout qu’on peut attribuer au conditionnement de l’huile d’olive est qu’il permet la valorisation des produits tunisiens.
L’huile d’olive en vrac, qui est encore exportée par plusieurs industriels tunisiens, masque le potentiel tunisien dans ce domaine. La société de Conditionnement des Huiles d’olive (CHO) l’a bien montré par la création de sa propre marque, présente actuellement dans
une dizaine de pays, à savoir la Russie, les Etats Arabes Unis, la Chine, le Japon, Taïwan, Algérie, la Libye, le Canada, les Etats-Unis d’Amérique et la
France. Comme l’a dit Leo Robert, «Le succès est la somme de petits efforts, répétés jour après jour».

A court terme, les responsables de CHO projettent de renforcer leur présence dans les pays du Golfe. A moyen terme, il s’agit de développer les ventes sur les marchés français et américain et conforter la présence sur le marché russe qui est, d’ailleurs, le premier marché à l’export de la société, suivi par le Canada.

M. Wajih Rekik, directeur du bureau de vente aux Etats-Unis d’Amérique, nous a indiqué, au cours de la visite effectuée par les délégations américaine et allemande à l’usine de CHO à Sfax, que la Tunisie est le premier exportateur d’huile d’olive en vrac pour l’Amérique du Nord (essentiellement les USA et le Canada). Le volume des exportations de CHO s’élève à environ 8000 tonnes. «D’ailleurs, nous avons eu en 2006 le prix du meilleur exportateur pour l’Amérique», ajoute-t-il.

La capacité totale de production de CHO s’élève, ainsi, à 35 mille de tonnes, avec une capacité de stockage de 18 mille tonnes. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, la société est totalement exportatrice.

Créée en 1996, le groupe CHO compte actuellement quatre sociétés actives dans le secteur oléicole, tels que le raffinage, le conditionnement et l’extraction des huiles de grignon Pomace. 88 employés travaillent dans la société mère. Ils sont près de 500 pour tout le groupe.

Concernant la capacité de conditionnement, l’usine produit 8 mille bouteilles par heure. Quant à la raffinerie, elle produit 150 tonnes d’huiles par jour. On compte 18 silos ayant chacun une capacité de 52 tonnes d’huiles de grignon et 4 silos ayant une capacité de 500 tonnes d’huiles lampantes.

Il est à noter que CHO détient des plantations d’oliviers organiques mais aussi conventionnels. Elle table sur la présentation d’une huile d’olive biologique, correspondant réellement aux besoins des marchés de destination, où les consommateurs s’orientent de plus en plus vers le biologique.

A remarquer que CHO n’a pas volé le qualificatif ‘’succes story’’ puisque la société a pu conquérir des marchés réputés difficiles. Une réussite due à un esprit de communication pensé, rodé et mis en place par le management de l’entreprise. Certains diront même que c’est un exemple à suivre pour les
entreprises tunisiennes qui veulent valoriser leurs produits sur les marchés extérieurs.